W ou le souvenir d'enfance

 

w ou le souvenir d'enfance

Auteur: Georges Pérec
Edition: Gallimard
Nombre de pages: 224


Il y a dans ce livre deux textes simplement alternés ; il pourrait presque sembler qu'ils n'ont rien en commun, mais ils sont pourtant inextricablement enchevêtrés, comme si aucun des deux ne pouvait exister seul, comme si de leur rencontre seule, de cette lumière lointaine qu'ils jettent l'un sur l'autre, pouvait se révéler ce qui n'est jamais tout à fait dit dans l'un, jamais tout à fait dit dans l'autre, mais seulement dans leur fragile intersection.L'un de ces textes appartient tout entier à l'imaginaire : c'est un roman d'aventures, la reconstitution, arbitraire mais minutieuse, d'un fantasme enfantin évoquant une cité régie par l'idéal olympique. L'autre texte est une autobiographie : le récit fragmentaire d'une vie d'enfant pendant la guerre, un récit pauvre d'exploits et de souvenirs, fait de bribes éparses, d'absences, d'oublis, de doutes, d'hypothèses, d'anecdotes maigres. Le récit d'aventures, à côté, a quelque chose de grandiose, ou peut-être de suspect. Car il commence par raconter une histoire et, d'un seul coup, se lance dans une autre : dans cette rupture, cette cassure qui suspend le récit autour d'on ne sait quelle attente, se trouve le lieu initial d'où est sorti ce livre, ces points de suspension auxquels se sont accrochés les fils rompus de l'enfance et la trame de l'écriture.

b07k8us8Mon avis:

Je ne vais pas vous mentir, ce fut une torture que de lire ce livre. Il y a énormément de longueur et les textes en italique ne sont pas confortables pour les yeux. En général, j'aime beaucoup les autobiographies: Lambeaux de Charles Juliet ou encore Un secret de Philippe Grimbert. Mais là, je n'ai absolument pas aimé. Comme l'explique la quatrième de couverture, le livre est partagé entre l'autobiographie (les souvenirs) et l'imagination de Pérec.

La partie des souvenirs d'enfance est celle qui m'a le plus plu. Alors que la fiction de Pérec se base sur l'île W où les habitants sont obsédés par le sport et où toute une hiérarchie se forme autour de cette discipline. Les femmes ne servent qu'à enfanter et les jeunes garçons sont entraînés dans l'unique but de faire parti de cette élite sportive. Les plus faibles sont laissés pour morts.
Cette partie fictive est très violente.

Georges Pérec est un membre actif de l'Oulipo (ouvroir de littérature potentiel) et je pense que c'est à cause de cela que je n'ai pas pu aimer son oeuvre. Il y a cet absolu dans le sport que je n'ai pas pu supporter. Tout l'univers de l'auteur est basé là-dessus ce que j'ai trouvé bien dommage. Je ne sais pas vraiment où il a voulu amener son lecteur. Pour lui, cette Terre de Feu représente la société idéale. Comment pouvons-nous l'accepter?

J'espère avoir des explications durant mes cours pour mieux comprendre l'auteur. Pour l'instant, cette lecture me reste au travers de la gorge.

4/100

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